|
Les thèmes de représentations de l'art pariétal paléolithique
|
||||||||||
Il y a trois thèmes principaux de représentations : - les figurations animales - les figurations humaines - les signes qui se décomposent comme suit : environ 60 % d'animaux, 35 % de signes, 5% de représentations humaines. Ces chiffres varient bien évidemment selon le contexte géographique et selon les périodes. |
||||||||||
![]() |
||||||||||
|
Les différentes formes de représentations
|
||||||||||
| La peinture Elle est majoritairement employée dans les grottes du paléolithique. Cette peinture est réalisée soit en peignant avec un pinceau ou en projetant la peinture sur la paroi (directement par la bouche ou par l'emploi d'un os creux). Cette peinture peut être bi-chrome ou polychrome, ce qui est plus rare. La polychromie est obtenue généralement par l'emploi de 2 couleurs ajoutées à celle de la paroi qui une fois raclée et préparée offre une tonalité supplémentaire au dessin. La gravure Cette technique est couramment employée et vise à obtenir un contraste de couleur. En effet, elle détruit l'épiderme de la paroi, et par un trait plus ou moins profond permet de faire ressortir un trait plus clair que la couleur de la paroi. On rencontre des gravures rupestres dans près de 70% des grottes ornées. Certaines sont d'ailleurs exclusivement gravées (Les Combarelles et Cussac en Dordogne). La gravure peut aussi être employée en complément de la peinture afin de faire ressortir certains détails de la représentation figurée. Le modelage Les exemples sont moins nombreux mais doivent être pris en compte. Le modelage est effectué avec de l'argile provenant du sol des grottes. Je citerais pour exemple, les magnifiques bisons modelés du Tuc-d'Adoubert (Hautes-Pyrénées) ainsi que ceux de la grotte de Bedeillhac (Ariège). Les tracés digitaux peuvent entrer dans cette catégorie de représentation. Toutes ces techniques sont parfaitement adaptées au support. Elles varient selon les sanctuaires. Pour exemple, la grotte de Cougnac (Lot) où les artistes du paléolithique ont privilégié l'usage de la peinture, car les coulées stalagmitiques des parois ne permettaient pas l'emploi de la gravure. |
||||||||||
![]() |
||||||||||
![]() |
||||||||||
![]() |
||||||||||
![]() |
||||||||||
|
Composition et préparation de la peinture
|
||||||||||
| Les pigments La couleur noire est très largement employée. Elle est obtenue de 2 façons. Soit tout simplement par l'emploi de charbons de bois, soit par broyage d'oxydes de manganèse. Cette palette était complétée par différentes ocres de couleur jaune ou rouge. La goelithe, une fois broyée donne la couleur jaune, l'hématite donne le rouge. Il est à noter, que le traitement thermique peut changer la couleur du pigment. C'est le cas pour la goelithe qui, une fois chauffée (environ 250°c) se transforme en un pigment rouge, l'hématite. Hormis ces couleurs principales, les artistes du paléolithique employaient dans de très rares cas du blanc, obtenu par l'emploi de Kaolin. La préparation de la peinture en vue de son application Pour être fixés sur la paroi, ces pigments étaient mélangés à une charge constituée par l'addition de minéraux broyés (ou d'os) afin de permettre son application sur la paroi. A cette charge, un liant lui était ajouté pour assurer la fluidité de la peinture (eau, salive, graisse animale,…). Ces préparations étaient effectuées dans des godets de pierre dont on a retrouvé de nombreux exemplaires, notamment dans le sol de la grotte de Lascaux. |
||||||||||
![]() |
||||||||||